Le castor énervé et MARDIÉVAL : nous connaître

21 ans de coups de dents contre de très mauvais projets

Nous connaître


De la défense patrimoniale à la valorisation de la biodiversité naturelle :

Relancée en 1996 pour réagir au projet de déviation routière sur Mardié, redynamisée depuis avec une nouvelle identité, l'association MARDIÉVAL a vécu un mouvement permanent conjugué à la croissance de ses effectifs jusqu'à plus de 210 adhérents.
Partant d'un besoin de défendre le patrimoine communal et la tranquillité du village, nous en sommes venus à prendre conscience de la valeur inestimable du patrimoine naturel et paysager qui lui donne toute sa qualité ; de la nécessité de le connaître, de l'inventorier, de le défendre, et de le valoriser en restaurant sa biodiversité riche, mais dégradée ; et de l'importance du milieu ligérien, Patrimoine mondial.

Tout en faisant toujours front contre les projets routiers menaçants, puis contre la carrière de l'Etang, nous avons développé les initiatives en ce sens :
En 2010, Yann Arthus-Bertrand est venu nous soutenir en parrainant les deux premiers Balbuzards pêcheurs nés sur une aire installée à Mardié.
Pour diffuser la connaissance de nos milieux et restaurer la fierté de notre biodiversité, nous avons multiplié : expos photos, parcours de découverte, esquisses de projets de mise en valeur. Nous avons lancé fin 2010 notre blog, devenu Loire & biodiversité.
Enfin, à l'automne 2015, nous avons installé une webcam filmant le nid des Balbuzards pêcheurs. En mars 2016, nous avons lancé le site BalbuCam qui permet de suivre chaque année la saison de reproduction de ce rare rapace migrateur piscivore. Cette initiative a reçu un succès énorme avec 60 000 visiteurs passionnés ayant ouvert 400 000 sessions en 2017 !

Le territoire que nous défendons du goudron et du béton :

A 15 km d'Orléans en remontant le fleuve, premier grand espace naturel non urbanisé
de part et d'autre, il est composé des rives de la commune de Mardié sur une longue séquence
de Loire sauvage et des plaines et bois du domaine de Latingy.
D'une qualité tout à fait exceptionnelle, aussi bien sur le plan des paysages que pour la diversité de ses milieux naturels, il abrite une faune sauvage très riche ; avec notamment plus de cent trente espèces d'oiseaux sauvages, plus de trente espèces d'Odonates etc. Au total, au moins quarante espèces animales et végétales rares figurant sur les listes de protection.

L'inventaire photographique vivant de cette faune, ainsi que les observations naturalistes faites sur le site, qui concernent notamment le Balbuzard pêcheur maintenant implanté à Latingy, sont diffusés en permanence sur notre "blog" Loire & biodiversité.

Partie intégrante du Patrimoine Mondial de l'Humanité désigné par l'UNESCO,
ce territoire est classé maintenant par l'Europe Zone de Protection Spéciale Natura 2000,
au titre de la directive Oiseaux - son avifaune est exceptionnelle -, et Site d'Importance Communautaire au titre de la directive Habitats.
A la rencontre de la Coupure verte et de la Loire, il est aussi inclus dans la TVB (Trame verte et bleue).
Il doit être impérativement préservé de toute atteinte, et nous travaillons à le valoriser et à l'ouvrir à un public désireux d'une approche curieuse mais respectueuse des milieux naturels.


Par ailleurs, le contexte hydrogéologique est tout à fait particulier : de nombreux "bîmes" ouvrent des pertes dans le substratum karstique vers un lit souterrain de la Loire. Celui-ci alimente une résurgence à La Source qui apporte environ 90% du débit de la rivière Loiret.
Le fonçage à cet endroit de sept piles de pont fondées à -35m serait, à lui seul, de nature à perturber gravement les conduits souterrains.



Mais il y a plus grave. La tête de pont sud est localisée malencontreusement dans le projet à quelques mètres d'une ancienne carrière, la "Sablière Mauger".
Une crue sévère en décembre 2003 l'ayant submergée, il s'y est ouvert un gouffre important, tandis que le cordon de terre qui la séparait de la Loire s'effondrait.
Dès l'été suivant, le Loiret retrouvait une alimentation d'étiage inconnue jusque là, en conjonction avec les entrées d'eau dans l'ancienne sablière.
Un tel aléa devrait, parcequ'il constitue une menace directe sur la rivière emblématique, soit faire l'objet d'investigations scientifiques précises, soit susciter la mise en oeuvre immédiate du "principe de précaution". Et proscrire le passage en ce lieu.

>>> Lire à ce sujet la Lettre du castor N°53  à télécharger en .pdf 



Une histoire "verte" :

La pression de l'urbanisation le long du Val de Loire est ancienne. Dans la région orléanaise, l'industrialisation s'y est ajoutée dans les dernières décades du 20è siècle ; puis les transports par camion ont envahi le réseau routier et les bourgs, et leurs "bases logistiques" se sont multipliées plus récemment, avec le soutien actif des autorités locales, jusqu'à occuper plus de 2 millions de m² de hangars autour d'Orléans ! Et ce n'est pas fini !
Or depuis 1974, dans l'organisation par un SDAU de l'agglomération orléanaise, Mardié a été une des rares communes à écarter la course aux zones d'activités ou de logistique, et a choisir une préservation de son environnement naturel et agricole dans le cadre d'un classement en "coupure verte". Celui-ci, confirmé dans le Schéma Directeur de 1993, se retrouve dans le SCOT approuvé en 2008 sous la dénomination de "Ceinture verte" avec des obligations de préservation.
Avec ses modestes moyens, le village a entrepris la mise en valeur d'un patrimoine de qualité incluant notamment à l'Est la rive nord de la Loire, paysage somptueux, et les plaines et bois de Latingy ; ainsi que, par ailleurs, un tronçon intéressant du Canal d'Orléans.
Les rives de Loire ont accueilli de plus en plus d'activités de randonnées et de loisirs "verts", et des projets de mise en valeur respectueuse et d'animation contrôlée sont en cours de préparation.
C'est le choix clair des citoyens de Mardié et de leurs élus, confirmé par les élections locales de 2008, par plusieurs votes unanimes plus récents... et c'est le nôtre, résolument !


Les menaces apparues il y a vingt ans :

A l'inverse, un peu plus à l'est de Mardié, un bourg industrieux et un bourg commerçant, implantés historiquement de part et d'autre d'un pont sur la Loire, voyaient leur prospérité s'affirmer avec les développements économiques liés à ce franchissement : Saint-Denis-de-l'Hôtel et Jargeau. Leur pont, affaibli par l'embâcle de 1985, a du être reconstruit à neuf en 1988... au milieu des bourgs, car à juste raison, les commerçants ne voulaient en aucun cas perdre leurs clients !
Cependant une déviation de ces bourgs et un nouveau pont étaient d'ores et déjà envisagés, et leurs emplacements "réservés" dans les POS à l'est des villages (au lieudit "Faujuif").
En 1996, Eric Doligé, dit "TouTenCamion", maître du Loiret, venait d'ordonner la réalisation de ce projet, utile essentiellement aux transporteurs et aux logisticiens; Mais il décida brusquement d'en exonérer les communes bénéficiaires, adeptes du fameux principe "NIMBY-INBY", pour l'imposer aux communes voisines, innocentes et qui n'en voulaient pas !

>>> voir le passage sur Mardié  1  ou l'emprise sur Latingy  2 

Et depuis vingt ans, avec une obstination... pharaonique, le Département a multiplié commandes d'études incomplètes et faussées et concertations qui ne devaient changer rien à rien, simplement parce qu'il était obligé d'apporter des semblants de justifications à sa décision irrévocable, mais aussi pour se prémunir des recours en maintenant jusqu'au bout l'illusion d'une variante possible. D'une variante, pas d'une alternative ! Jamais aucune alternative n'a été envisagée et comparée, ce qui était exigé pour "violer" NATURA 2000, et est exigé maintenant par les Lois françaises dans toute étude d'impact mise à l'enquête publique pour l'obtention d'une D.U.P.
En 2008, Eric Doligé voyant son opération "plantée" avait décide de s'en défausser sur un PPP (Partenariat Public-Privé)... qu'il a dû abandonner fin 2012 !
Début 2016, le Conseil départemental avec son nouveau et précaire (il partira au Sénat en 2017 !) président Hugues Saury obtient le lancement d'une Enquête Publique Unique regroupant l'Enquête d'Utilité Publique et quatre autres enquêtes légales qui lui permettraient d'exproprier et de détruire pour mettre en oeuvre son projet.
Coût prévisionnel de ce projet : plus de 100 millions d'€, ce qui est d'autant plus inacceptable, en période de restrictions budgétaires, que deux autres déviations similaires sont programmées à la suite sur Baule et sur Sully-sur-Loire. Or le CD45 ne dispose pas dans ses prévisions budgétaires de quoi investir avant 2020 !


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